Marcos : brève histoire

MessagePosté par yvesdep » 25 Jan 2014, 18:50

Bonjour les ami(e)s,


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Frank Costin              et      Jem Marsh




Jeremy George Weston Marsh naît en 1930 près de Bristol, en Angleterre (Comment ça « on s’en fiche, de Bristol » ! ;) ) . Adulte, il devient ingénieur motoriste et se passionne pour la course automobile (il sera d’ailleurs également un pilote talentueux). Ses amis le surnomment affectueusement « Jem ».
Jem fonde sa propre société en 1958. Il prend très vite un associé, Frank Costin, ingénieur motoriste aéronautique, ancien employé de la compagnie de Havilland Aircraft Company. (Costin n’est pas n’importe qui. Ce brillant ingénieur a déjà, à l’époque, su  appliquer ses connaissances en aérodynamique acquises dans l’aéronautique à plusieurs voitures de course qu’il a contribué à créer, dont la Lotus Mark VIII, la Vanwall et les Lister).    
Et voici donc créée, en 1959, la compagnie Marcos. Pourquoi Marcos ? Vous l’avez peut-être deviné : il s’agit de  la combinaison des trois premières lettres des deux noms, Mar(sh) et Cos(tin).

C’est Costin qui a l’idée de créer un premier modèle autour d’un châssis en contreplaqué marine très léger, inspiré de la carcasse du chasseur-bombardier de Havilland Mosquito  sur lequel il avait travaillé.
Le modèle est prêt en 1960. Son esthétique est… comment dire ? Euh… Particulière !
La Marcos GT Xylon (xylos = bois en grec ancien) est en effet très vite surnommée « Ugly Duckling » (le vilain petit canard).
Le pavillon en est étonnamment surélevé (à cause de la taille de basketteur de Jem…) et le pare-brise étrangement divisé en 4 sections... Elle est motorisée par  des Ford d’1 litre ou d’1,2 litres selon les versions, et sera pilotée par des pointures aussi célèbres que Jackie Stewart.


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Châssis bois GT Xylon (1959)


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GT Xylon (1959)



En 1961, Costin quitte le navire. Il est remplacé par deux frères, Dennis et Peter Adams.
Ils modifient un tantinet la GT Xylon en la dotant d’un pare-brise d’un seul tenant et en lissant un peu sa silhouette, tout en en conservant les portes papillon. Le nouveau modèle est baptisée Gullwing. Il est vendu surtout pour la compétition, même si quelques exemplaires sont estampillées en routière.


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GT Gullwing (1961)


En 1964 , la Marcos GT 1800 est lancée au Salon de l'Auto de Londres  en tant que routière et rencontre un succès considérable. Le châssis est toujours en bois, mais il est désormais revêtu d'une coque en fibre de verre. Avec sa ligne de toit particulièrement basse (1,09 m) et son long capot élégant, elle arbore un look à mi-chemin entre ceux de la Jaguar E type et de la Ferrari GTO. Elle est mue par un moteur Volvo de 1800cc et est équipée d’une suspension arrière sophistiquée  De Dion. Mais ses coûts de production sont élevés.
En 1966, afin de les abaisser, la De Dion cède la place à une suspension plus classique et le 1800 cc est remplacé par et un moteur Ford V4, et, en option, un V6 Ford plus puissant ou un straight 6 Volvo de 3 litres, permettant de dépasser les 120 mph.
La GT 1800 présente une étonnante particularité : le siège conducteur est fixe et ce sont les pédales qui sont réglables vers l'avant ou l'arrière pour s’adapter au pilote, ce qui fait d’elle une voiture très agréable à conduire.

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GT 1800 (1964)




En 1965, la Mini Marcos est lancée. Elle a une carrosserie en fibre de verre et est vendu en kit. Cette auto à monter soi-même utilise le châssis et le moteur de la Mini.
Cette formule permet à bon nombre de passionnés un tant soit peu bricoleurs d’acquérir une voiture de sport pour le prix d’une entrée de gamme. Elle sera fabriquée jusqu’en 1978.


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Mini Marcos (1965)




En 1968 sort la Mantis M70. C’est une 2 +2 sportive, motorisées par le 6 cylindres 2,5 litres Triumph de la TR6.  Parallèlement, Marcos présente sa Mantis XP, au look anguleux et agressif , conçue autour d’un moteur V8 Brabham Repco.

Malheureusement, en 1971, les méventes de la Mantis combinées à l’acquisition de nouveaux locaux hors de prix à Westbury provoquent la  cessation d’activités de Marcos. Le groupe Walker Rob achète les actifs et décide de continuer la production pendant une courte période, uniquement pour le marché britannique.



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Mantis XP (1968)




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Mantis M 70 (1970)



En 1976, Jem Marsh rachète les droits sur le nom de Marcos. Il faut cependant attendre 1984 pour que la marque soit véritablement de retour aux affaires avec la Mantula, basée sur la GT de 1969, mais avec un corps plus aérodynamique et un moteur V8 Rover de 3,5 litres et une boîte 5 vitesses. La Mantula parcourt le 0 à 60 mph en moins de 6 secondes et sa vitesse de pointe frise les 140 mph.

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Mantula (1983)



En 1986 naît la version convertible, la Spyder

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Spyder (1986)




La Marcos Martina reprend l’apparence de la Mantula, mais pour un tarif nettement plus modique car elle est utilise la direction, la suspension et le moteur de 2 litres de la Ford Cortina. Ses passages de roues sont plus évasés, afin d’accueillir la crémaillère de direction plus large de la Cortina. Ce modèle est un succès commercial et sera fabriqué jusqu'en 1993.

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Martina (1991)



En 1993, Marcos décide de quitter le marché du kit de voiture et lance la Mantara, une voiture de sport « clefs en mains », qui se veut concurrente de  TVR et Porsche. Elle est propulsée par un moteur Rover de 3,9 litres.

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Mantara (1992)





En 1997, le nom Mantis est relancé avec un coupé 2 places et un cabriolet basés sur la série LM et utilisant un moteur V8. La nouvelle Mantis développe  270cv , passe de 0 à 60 mph en 4.2 secondes et atteint une vitesse de pointe de 170 mph.

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Mantis MK2 (1997)





La version GTS dispose quant à elle d'un moteur Rover de 2 litres développant jusqu'à 200bph.

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GTS (1998)




En 1998, La GTS évolue en Mantaray et se dote d’un moteur V8 Rover de 4.0 ou  4.6 litres.

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Mantaray (1998)



Mais en 2002, la marque fait à nouveau faillite... Un repreneur tente cependant de poursuivre l'aventure et lance la Marcassite, un modèle plus "civilisé", plus maniable et consensuel, doté d'un V6 Ford de 175 cv.


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TS 250 Marcassite (2002)





En 2004, la TSO, ou GRT 2004, est à l'inverse un des modèles les plus radicaux de Marcos, équipé d'un V8 Chevrolet délivrant 350 cv pour le modèle "de base" et 400 cv pour la TSO/RT.

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TSO (2004)



La boucle est bouclée avec cette TSO/GT, qui reprend la ligne classique des Marcos et la pholosophie de départ. C'est à ce jour le dernier modèle de la marque, tombée aujourd'hui dans la légende des automobiles de sport anglaises hélas disparues...







Marcos Mantis dans Top Gear 1997



Mantis à Godwood (2010)


essai TYopgear de la TSO/GT


Adissiatz,



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Re: Marcos : brève histoire

MessagePosté par Francis41 » 08 Fév 2014, 19:22

Les lignes de carrosserie étaient très variables, mais certaines étaient vraiment superbes ! 0a20
L'avantage avec la photo, c'est que tu ne te fous pas de la peinture plein les doigts...
(www.yapafoto.fr)
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